La théorie

Selon la philosophie orientale traditionnelle, il faut considérer que tout corps dans l’Univers est constitué d’une énergie vitale qui lui est indispensable pour exister. Cette énergie se nomme le qi (ou ki).

Selon la médecine traditionnelle chinoise, l’énergie circule dans le corps humain au travers de canaux, qui sont appelés des méridiens énergétiques. Nous en possédons 12 au total, et sur la plupart d’entre d’eux se situent des points précis, les tsubos, que l’on peut manipuler pour modifier le flux de circulation de l’énergie.

La médecine traditionnelle chinoise, comme l’acupuncture et le shiatsu, considèrent que les maux et les maladies sont causés par une mauvaise circulation, qu’il s’agisse d’un excès, d’une insuffisance ou d’un blocage énergétique.

La pratique du Shiatsu vise donc à rétablir et à harmoniser la circulation de cette énergie dans tout le corps, en procédant à des pressions avec les doigts sur les points des méridiens.

De façon pédagogique, mais non moins réductrice, nous pourrions comparer le Shiatsu à de la plomberie : les tuyaux sont les méridiens, l’eau qui y circule représente l’énergie et les points des méridiens sont des robinets.
Lorsque nous tombons malades, c’est que la circulation de l’eau est insuffisante, bloquée ou qu’au contraire il y a trop de pression dans un robinet. Par conséquent, il faut opérer un réglage non seulement sur ce robinet, mais également sur tous les robinets qui se trouvent le long du tuyau pour rétablir une circulation optimale et retrouver la santé.

De plus, le Shiatsu s’appuie sur deux théories ancestrales pour compléter sa technique et diagnostiquer les causes des maladies : la théorie du Yin et du Yang, et la théorie des cinq éléments. Ces deux théories apportent des éléments complémentaires sur les différentes natures que peut avoir l’énergie, et sur son mode de manifestation.